Forêt française : que nous apprend vraiment le taux de boisement ?
La forêt occupe une place importante dans les paysages français, mais sa présence varie fortement selon les territoires. Pour la mesurer, on utilise le taux de boisement, qui correspond à la part d’un territoire couverte par la forêt : un taux de 40 % signifie, par exemple, que 40 % de sa superficie est boisée. En France hexagonale et en Corse, la forêt couvre aujourd’hui près d’un tiers du territoire, soit environ 17,5 millions d’hectares. Une moyenne nationale qui cache toutefois d’importantes disparités géographiques et une réalité parfois éloignée des idées reçues.
Une France très inégalement boisée
La carte parle d’elle-même. Certaines grandes régions écologiques présentent un taux de boisement supérieur à 45 %, tandis que d’autres restent sous les 15 %.
Les grands massifs forestiers et montagneux ressortent particulièrement. C’est notamment le cas dans les Pyrénées, où la forêt occupe une place importante dans les paysages et les territoires. (Observatoire des forêts françaises)
La forêt française gagne-t-elle du terrain ?
C’est probablement ce que le taux de boisement nous apprend de plus intéressant lorsqu’on l’observe dans le temps. La surface forestière française a progressé de plus de 20 % depuis 1985. Cette évolution s’inscrit d’ailleurs dans une tendance bien plus ancienne : la forêt gagne du terrain en France métropolitaine depuis la seconde moitié du XIXe siècle.
Cela ne signifie pas pour autant que nos forêts ne rencontrent aucune difficulté. Leur superficie ne renseigne pas, à elle seule, sur leur état. Sécheresses, incendies, maladies ou changement climatique peuvent fragiliser les peuplements sans nécessairement faire immédiatement diminuer la surface boisée.
